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ISIa un enseignement supérieur en agronomie tropicales depuis 1963 sans interruption !

isia f300x130Logo de l'Institut Supérieur Industriel agronomique (< HECh) depuis 1998.

Ce qui les nourrit dans le cœur, ce n’est pas ce qu’ils reçoivent du blé, c’est ce qu’ils lui donnent.

  1. de Saint Exupéry, Citadelle.

Juste après la seconde guerre mondiale, en 1947, le Ministre MUNDELEER réforme l’enseignement agricole, qui quitte le ministère de l’agriculture pour passer à celui de l’éducation nationale, en le structurant sur le modèle de l’enseignement technique supérieur et en créant la formation d’ingénieur technicien en agriculture . Huy devient donc à cette époque une des écoles supérieures qui dispensent cette formation dans deux orientations, l’agriculture tempérée et l’agriculture coloniale, à partir de 1949.

Le mot colonial disparaître des diplômes en 1960 à la demande expresse des diplômés de cette section.

Une orientation « industrie agricole et alimentaire » viendra se joindre aux deux autres en 1959 (professeur George) et une autre, plus récemment, en « environnement », à l’initiative du professeur Clignez.

Les deux premiers ingénieurs en agriculture coloniale (Hussin René†et Saussus Pierre†, 1951) seront diplômés à l’école d’IZEL (aujourd’hui disparue) mais c’est un diplômé de la section tempérée (Robert Collard†) qui fera la plus grande carrière africaine chez Unilever® comme directeur de plantation. Les deux premiers diplômés de cette section à Huy (Franz Bouret† et Yves Dubois, 1952) feront respectivement des carrières africaines chez Unilever et à l’INEAC en station de recherches au Burundi. Les grandes compagnies agricoles des régions chaudes apprécient très vite ce nouveau type d’ingénieur très à l’aise sur le terrain et les diplômés des promotions suivantes auront peu de difficultés pour trouver un emploi.

aihyoldlogo1 f245x300On trouve les tropicaux de Huy à la base de la création d e l’ASSOS en 1951, Yves Dubois devenant le premier président et Franz Bouret se consacrant plutôt à la maîtrise des guindailles, expertise où il excelle sa vie durant pour le plaisir de ses convives. Entre 1951 et 1960, 87 ingénieurs seront formés à Izel et à Huy dans cette section dont on prédisait la disparition avec celle des colonies. Ce sont des rescapés de première ou de seconde candis baptisés à Gembloux qui vont introduire à Huy la penne blanche à liseré vert (tous des tropicaux).
[Ci-contre 1er logo des fondateurs. NDLR.]

En 1958, les diplômés d’Izel, Huy, Ath et Gand forment la FENITA où le représentant de Huy est un autre tropical (Jean Cartuyvels). On parle déjà à l’époque de restructuration des études de l’enseignement supérieur et la FENITA se réunit à Namur à ce sujet en 1959. Trois étudiants de dernière année TROP de Huy participeront à ces débats (Joseph Claeys, Michel Roze et A.-B. Ergo).

Revue LE CACTUS (>1958)L’ASSOS est très dynamique et crée une revue (Le Cactus) en 1962, à l’initiative d’un jeune étudiant Trop. Jean JOACHIM dont on va reparler souvent ; revue à laquelle participent les diplômés. C’est le nouveau directeur de Huy (ir Joassin) et un couple de professeurs (ir Pisvin et ir Bourlon) qui vont inciter les diplômés à se structurer en association d’école (l’AITHy Association des Ingénieurs Techniciens de Huy), ce qui sera réalisé en 1963, avec un tropical comme président, le confrère Émile Lambert [NDLR. : qui vit toujours à Loncin 04/2639375].

Tout ce qui existe encore aujourd’hui est toujours (ré)actif depuis 1963.

Oui, tout ce qui existe encore aujourd’hui est en place dès 1963 : l’ASSOS, le Cactus, l’association des diplômés ; les "TROP" ont été pratiquement à la base de tout.


Quel bilan la section tropicale présente-t-elle après 60 années de promotions ?

377 diplômés (Huy : 316, Vilvorde : 30 ; Izel : 27, Jury central : 4) ;

377 diplômés dont : 149 ingénieurs techniciens et 228 ingénieurs industriels ou assimilés ;377 diplômé parmi lesquels 6 docteurs ingénieurs, 2 maîtrises en d’autres disciplines, 1 ing. ir. , 1 notoriété scientifique (connus !) ; souvent dans des pays voisins ;

377 diplômés en 60 ans dont 34 consœurs (en 40 ans) ; la première diplômée TROP est Nicole Bellery (1973) ;

Monique Thibaut (épouse du président actuel, de la spécialité ‘TROP’ – on vous l’avait dit ; ils sont partout !) sera la trésorière de l’association des anciens (AITHy) pendant de longues années.

377 diplômés dont 8 ont reçu de la FEANI (Fédération Européenne des Associations Nationales d’Ingénieurs) le titre professionnel d’Ingénieur Européen (EURING) ;

377 diplômés présents (avec des diplômés des autres sections) dans la majorité des pays des régions chaudes.

En 1970, la réforme de l’enseignement supérieur est mise en textes de lois et la formation d’ingénieur technicien en agronomie n’est pas reprise dans les propositions. Jean Joachim† (TROP 1963) président de l’AITHy, va utiliser toute son énergie pendant 7 ans pour faire intégrer l’enseignement supérieur agricole dans les textes de lois, ce qui aboutira en 1977 à l’enseignement supérieur de type long en 2 cycles de 2 ans, aux titres et grades d’ingénieur industriel en agriculture. C’est lui également qui va faire entrer l’AITHy à l’UNIT-NUTI (Union Nationale des Ingénieurs Techniciens), ce qui la rattache de facto à la FEANI et à la FMOI (Fédération Mondiale des Organisations d’Ingénieurs). Les ingénieurs de Huy et l’Institut qui les forment, sont répertoriés définitivement dans des organismes internationaux. L’AITHy va s’employer ensuite à aider les ingénieurs techniciens agricoles à se faire assimiler au nouveau titre, en présentant leurs dossiers via l’UNIT-NUTI. L’AITHy devient l’AIHy.

En 1880, l’ing. A.-B. Ergo, (TROP 60), à l’époque secrétaire général de l’aile francophone de l’UNIT-NUTI, et membre de sa Commission Enseignement Supérieur et Recherches, propose au congrès de Bouge (Namur), une restructuration en 5 ans (2 + 3) de l’enseignement technique et agricole de type long

Il faudra 24 ans, beaucoup de discussions et de rencontres avec les autorités politiques ainsi que l’aide inattendue de l’Europe (Sorbonne-Bologne) pour que le projet passe sous la forme (3+2), au moment, en 2004, où il est président fédéral de l’UFIIB (Union Francophone des Ingénieurs Industriels Belges).

Un titre professionnel protégé (contre les faussaires), reconnu (employeurs) et respecté (institutions publiques et privées) ; ce n’est jamais automatique ou décrétable. C’est toujours le résultat d’une mobilisation vos pairs.

Son souci immédiat sera l’assimilation automatique des ingénieurs industriels au nouveau grade de Master en Sciences de l’ingénieur industriel.

Premier ingénieur industriel en agronomie à diriger (2 x 2 ans) la fédération vieille de 80 ans, il a siégé, à ce titre au CNB (Comité National Belge) de la FEANI qui représente, au plus haut niveau national, les ingénieurs civils et industriels francophones et flamands.

Ce bref historique souligne l’importance et l’engagement des diplômés de la section tropicale de l’ISIa de Huy, [ndlr] comme l’excellente réputation et proactivité associative du réseau AIHy (toujours d’actualité), dans l’évolution des études supérieures de type long en agronomie, mais ne pointe pas le travail qui reste à effectuer ; à savoir l’accès direct au troisième cycle en Belgique, comme jadis pour les licenciés, une compétence qui existe potentiellement chez certains diplômés qui vont chercher ce grade dans d’autres pays.

L’histoire de ceux qui ont été et qui sont encore au boulot, dans la plupart des pays chauds où ils représentent notre école et la Belgique est encore à écrire et elle est brillante.

On trouve d’ailleurs la trace des plus jeunes dans la page sur les anciens du site de l’ISIa. Cette histoire commencerait avec Yves Dubois, premier ingénieur engagé à l’INEAC et se poursuivrait avec Clément Mathieu (Trop 64), membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer en France, dont le curriculum est si volumineux qu’il remplit à lui seul plusieurs pages.

Mais les diplômés sont souvent le reflet multiple de ceux qui les ont formés et qui ont eu la responsabilité de la section. Ils ont leur place aussi dans ce texte souvenir. Je les citerai dans l’ordre de leur ancienneté : l’ir. Joachim, le Dr. ir Lozet, l’ir. Ledoux , l’ir Mme Thomé et l’ir. Chapelle.

Il convient de citer aussi ceux qui sont morts, au travail, tragiquement assassinés, en aidant les pays déshérités : Guy Puffet et Jean-Marie Piron au Congo, Luc Hennebert et son épouse Françoise Jacques pour la FAO au Mozambique, ils ont plus que les autres une place dans cette histoire.

Le Professeur qui reprend en main la section ‘agronomie des régions chaudes’ est le Dr vétérinaire Yves GIELEN [yves.gielen@hech.be]. Il bénéficie d’une expérience vécue sur le terrain professionnel comme nos meilleurs professeurs, ceux que des générations d’anciens étudiants n’oublieront jamais. VIVE les ‘TROP’ ! Car, ils vieillissent bien et sont des membres très réactifs.