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  • La passion de l'AGRICULTURE, l'AGRONOMIE, la NATURE et la RURALITE

    Source : Ir Benoît GEORGES; bioingénieur 
    Landwirtschaft, Natur, Ländlichkeit.

  • L'AUTOPHAGIE cellulaire remporte l'unique Nobel de médecine en 2016. 

    Prix NOBEL 2016 de médecine : Pr Yoshinori OHSUMI, HDr.TTAA 
    L’« AUTOPHAGIE CELLULAIRE »

    Auteur : FRISQUE; ingénieur AIHy; MSc.Ing.AIHy et LicSc.ULG

     I sincerely hope that young (Japanese) will develop a greater interest in scientific research” Y. OSHUMI, 71 ans (en 2016)

    L'obsolescence salutaire

    art84 oshumiLe lauréat, le biologiste japonais de 71 ans, professeur au « Tokyo Institute of Technology » est un éminent spécialiste de l’autophagie, ce processus de dégradation et de recyclage des composants cellulaires.

    Son dysfonctionnement peut entraîner cancers, diabète...
    Ce système complexe est étudié depuis 1950.
    Yoshinori OHSUMI, impliqué à partir de la fin des années 1980, dans ces champs de recherche en étudiant des levures qu’il affamait provoquant leur autophagie.
    Il étudie la génétique de ces levures, étudiant les milliers de mutants et il met en évidence les quinze gènes-clefs dirigeant ce processus, les ATG (Autophagy Related Genes).
    Il développe ces modèles d’études chez les rongeurs.
    En 1993, il démontre que ces mécanismes sophistiqués sont à l’œuvre dans les cellules humaines.
    Ci-dessous extrait de la présentation du Dr H.BLASCO du CHRH de Tours, 01/02/2014, Fondation européenne Th.LATRAN (lutte contre SLA)
    ATTENTION ! Ces image demandent l'accord du propriétaire référencé pour la moindre publication commerciale.
    art84 autophage2
    SVP! Ne confondez pas autophagie et apoptose cellulaire afin d'éviter une cote d'exclusion [NDLR-AIHy].

    Ci-dessous extrait de la conférence de Y.OHSUMI...

    art84 autphagy1

    II s’agit d’un processus cellulaire de défense ancestral contre l’infection et le manque de nutriments, menace première pour une cellule, et la source essentielle de ce recyclage, intrinsèque de la vie.
    L’ensemble des protéines qui nous constituent sont remplacées entre un et deux mois.

    Ce terme a été inventé par le prix NOBEL 1974, Christian de DUVE, découvreur belge (UCL) en 1955, du lysosome, cette vésicule entourée d’une membrane et qui contient divers enzymes hydrolytiques d’activité maximale en milieu acide, présent dans chaque cellules eucaryote, où ils servent à la digestion intracellulaire.

    C. de DUVE partage ce NOBEL avec Albert CLAUDE, explorateur de la structure et des fonctions cellulaire et George PALADE, découvreur des ribosomes, "les grains de PALADE".

    Dégradation et recyclage sont à l’œuvre dans l’autophagie.
    Des vésicules capables d’entourer les molécules à dégrader, des microorganismes, des virus, des organites cellulaires défaillants qui fusionnent avec un lysosome qui digère ces déchets, permettant leur réutilisation par la cellule.
    Ce NOBEL est le pendant du NOBEL 2002 qui saluait la découverte de l’apoptose.

    Essentielle au développement des organismes et au bon fonctionnement cellulaire, l’autophagie en cas de dérèglement pourrait contribuer à nombre de pathologies.
    Elle joue un rôle protecteur contre les agressions des radicaux libres agressifs des ADN.
    On est loin de comprendre ses effets négatifs dans son activité de maintien de la survie des métastases et ses effets de résistance aux traitements anticancéreux...
    Ainsi, parmi les gènes impliqués dans la progression tumorale figure le gène TOR.

    Il synthétise la protéine TOR qui inhibe l’autophagie...
    La rapamycine l’inactive.
    Cibler une seule protéine pour combattre le cancer est sans doute un leurre...

    OHSUMI a aussi découvert que l’inactivation de certains gènes réglant l’autophagie était responsable de maladies neurodégénératives (Alzheimer ou Parkinson) chez des modèles animaux.

    Avec le vieillissement, l’autophagie est progressivement inhibée et des analyses post mortem du tissu cérébral de patients atteints d’une maladie neurodégénérative montre une accumulation de marqueurs du fonctionnement inadéquat de l’autophagie...

    Elle agit aussi dans la dégradation des lipides et représente une protection contre le diabète gras (de type 2, non-insulino-dépendant).

    Elle assure une défense contre des microbes.
    On étudie son rôle dans l’infection VIH.

    Un réseau européen est en voie de constitution sur ce modèle français, le CFATG, un club francophone de l’autophagie.

    Rappel d'histoire des sciences

    Unique lauréat du Prix NOBEL de physiologie-médecine, l’incontournable Yoshinori OHSUMI est le sixième lauréat unique depuis 1980.

    Trente-huit des nonante six prix NOBEL de médecine avaient été attribués à un seul lauréat.

    Il se place après l’Américaine Barbara Mc CLINTOCK « Les gènes sauteurs ».
    1983 le Japonais Susumu TONEGAWA « Les anticorps »,
    1987 l’Américain Stanley MILLER « Découverte des prions »,
    1997 l’Allemand Gunter BLOBEL « Etiquetage et adressage des protéines »,
    1999 le Britannique Robert EDWARDS « La fécondation in vitro » 2010.

    Par cetterubrique, l’ingénieurAIHyGeorges E. FRISQUE(anc. généticien au CERES-ULg)rendaussihommage à un élève prestigieux d’OHSUMI, le Pr. Noboru MISUSHIMA qui a caractérisé les protéines à l’œuvre dansl’autophagie, àl’américain Daniel KLIONSKYde l’université du Michigan, spécialiste de l’autophagie des mitochondries.

    « Les découvertes d’Ohsumi ont conduit à un nouveau paradigme dans notre compréhension de la manière dont la cellule recycle son contenu », affirme l’académie Nobel dans son communiqué.
    Source : Le Monde, Paris ; 03/10/2016.

    Références bibliographiques

    • Journal
    • FEBS
    • de Duve. Poussières de vie. Une histoire du vivant. Cell
    • de Duve. C. Sept vies en une. Mémoires d’un prix Nobel. O. Jacob. 2013.
    • Biard-Piechaczik. M. Autophagie et infection. CNRS Montpellier. 2016.
    • Autophagie et VIH.
    • Cologno .P. Autophagie, dynamique membranaire, stress et cancer. Institut Necker.2016
    • Protéine TOR et rapamycine. Biochimie et génétique cellulaires. CNRS. Bordeaux. 2016.
    • Anomalies de l’autophagie : Alzheimer -Parkinson. Un prix Nobel pour le recyclage cellulaire. .Oct 2016. Le Monde, Science et médecine (morin@lemonde.fr).
    G-E. FRISQUE; MSc.Ing.AIHy, MScB.ULG

    Pour rappel ici : droit de reproduction libre si référencé correctement.

  • CRÉER vos meilleurs CV

    Source : Observatoire des Emplois du Service d'Investissement de Recherche et de Développement (SIRD®) de l'Association des ingénieurs, paysagistes et agronomes AIHy.
    Auteur & coordinateur : Pierre DOHMEN; MSc.Ing.AIHy; campus ISIa de HUY.
    © libre de reproduction pour votre usage PERSONNEL et non commercial. TOUJOURS mettre la référence bibliographique (on vérifie sur le Net)***
    Dernière mise à jour : octobre 2018.

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    Nous ne reprenons pas ci-dessous, tout ce que vous trouverez déjà facilement autour de vous. On vous en apprend ici un peu plus...

  • Redécouvrez l’ECOLOGIE

    Dissertation sur les aspects holistiques de l'Environnement

    Auteur : Ingénieur Georges E. FRISQUE ; Professeur AES et MSc.ULg, MSc.Ing.AIHy, Liège, 08/2011

    Peut-on considérer l’environnement comme un objet de science, de cette branche de l’immense biologie, qu’on appelle « écologie » ?

    Les questions d’environnement mettent la communauté scientifique en demeure d’adopter une démarche pluridisciplinaire.

    Appellent-elles à ce titre, un nouveau  mode de pensée, différent de la démarche analytique, systémique des sciences physico-chimiques ?

    Les sciences sociales et humaines pourraient-elles y trouver le motif d’un renouvellement de leurs méthodologies ?
    Toute réflexion, toute formation, toute approche sur l’environnement implique l’écologie comme science.

    A propos de cette dernière, posons quatre idées-forces.

    Au départ de la définition du biologiste allemand, disciple de DARWIN, Ernst HAECKEL, son inventeur en 1866 : par ôkologie, il entend : 
    La science de l’ensemble des rapports des organismes entre eux et avec le monde extérieur

    Mais, ce qui définit le mieux l’écologie, c’est le point de vue holistique qu’elle adopte.
    Les équipes d’écologues seraient donc les astronomes des sciences de la vie.

    Seconde idée, quel écosystème pourrait subsister sans communications ?
    Cette science est celle des relations, des rapports entre les êtres et le milieu.
    Cela implique une symétrie, à la fois sur l’étude des êtres et sur le milieu où ils évoluent .L’écologie n’est pas seulement biologique.

    Troisième idée, celle de la place de l’humain dans les grands cycles, les flux immuables du monde vivant.
    Quand en 1935, Arthur G. TANSLEY crée pour la première fois le concept d’écosystème, il souligne la nécessité d’inclure dans sa quête les processus que nous fournissent  aujourd’hui aussi abondamment les activités humaines car écrivait-il l’écologie doit s’adapter aux conditions créées par les activités humaines.

    Le développement durable, ce concept créé en 1987 par une éminente scientifique norvégienne Madame Gro  HARLEM  BRUNDTLAND, ministre de l’environnement dans les années 1970 et directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé au début des années 2000 associe enfin la santé et le milieu.

    Et ces activités sont au cœur des problèmes écologiques du XXIe siècle, époque d’émergence de l’humanité en tant que la force géologique planétaire prophétisée par W.VERNADSKY.

    Et pas mal de ces activités ne sont pas sans effets sur la santé de nombreux groupes à risques de la population…

    Nous vivons, comme l’écrit J.P. DELEAGE, une collision sans précédent de l’histoire humaine et de l’histoire naturelle, aux conséquences difficilement calculables.

    Cette troisième idée  s’élargit logiquement vers celle des rapports de l’écologie scientifique à l’écologie sociale et politique, celle des rapports entre la science et le citoyen.

    On voit que l’intervention humaine menace le fonctionnement et l’avenir du système global de la biosphère, donc le devenir de l’homme lui-même, ce prédateur doué pourtant de conscience réflective.

    L’écologie systémique si utile, a rapproché la plupart des champs de recherche et la réflexion environnementale doit continuer rapidement à s’élargir vers une globalité sans cesse rénovée, enrichie par des apports. Par exemple, des sciences du droit et des sciences de la santé publique, qui collaborent à l’édification de règles législatives nationales et internationales appropriées et évoluant avec les découvertes. Elles, qui examinent de si près ce fameux prédateur, cet homme neuronal…

    En rassemblant, des citoyens aux formations si diverses, en leur permettant de réfléchir à la place de l’homme dans l’environnement, à la complexité de cette question essentielle, nous avons mis le doigt dans un engrenage passionnant.

    Comment ces citoyens peuvent-ils s’approprier des questions qui ne prennent leur véritable sens que dans une vision globale ?

    L’écologie a une vraie histoire et cette histoire n’est pas du tout connue.

    Qui se souvient par exemple, du rapport de 1972 Only one Earth , de la Britannique Barbara WARD et du Français René DUBOS l’inventeur du concept « penser  global  , agir local »,  présenté  au Sommet de Stockholm ? Qui connaît la biologiste américaine Rachel CARLSON et  son livre Silent Spring, paru en 1972, fut la première à évoquer la pollution  massive provoquée  par les pesticides ? Avez-vous cherché une thèse de références sur René DUMONT, pionnier de l’écologie politique en France, il n’y en a pas ?

    L’écologie, subtil alliage de philosophie et de morale est un acteur essentiel de l’évolution démocratique.

    Elle ne peut s’assécher, en oubliant la beauté et le sentiment d’être, parce qu’engagée sans relâche dans les combats nécessaires autour de l’effet de serre, des disparitions d’espèces…
    Mais ce qui anime l’écologie depuis l’origine, et qui se dissipe dans les batailles urbaines, c’est le souci de l’art perdu de la conversation entre l’humain et les êtres de fleur ,de plume  et poil par lequel on se lie au cosmos.

    Guillaume LECOINTRE, éminent systématicien  nous conseille « Dans un avenir proche, nous devons nous efforcer d’approcher de façon moins restrictive la biodiversité »

    L’écologie ?
    C’est aussi retrouver la langue des chênes et des scarabées, des bruyères et des genêts, du machaon et de la buse variable, de la glaise et des étoiles.

    Et les écologies d’ailleurs ?

    Kinji IMANISHI (1902-1991), primatologue à l’université de Kyoto, nous a laissé dès 1940, ses réflexions empreinte de fraîcheur et d’urgence, formulant une conception des rapports entre les vivants caractérisée par l’empathie.

    John BAIRD CALLICOTT est aux U.S.A un des pionniers de la philosophie environnementale, inspirée de l’éthique de la terre formulée par Aldo LEOPOLD (1887-1948), selon laquelle il faut préserver l’environnement en vertu de l’unité que forment les composantes de l’écosystème, plutôt que de la valeur intrinsèque de chacune d’entre elles.

    Dominer la nature, non. L’intendance suffit amplement.  Il s’inspire des traditions taoïste et bouddhiste…

    Georges FRISQUE, MSc.Ing.AIHy, anc. Professeur au CERES-ULg

    N.B. : Pour rappel vous pouvez copier tout ou partie de cet article en mentionnant au moins son auteur, il le mérite bien !
    Pour votre info. Référence standard pe. : Georges E. FRISQUE. Redécouvrez l’écologie – Aspects holistiques de l’Environnement. Disponible sur www.aihy.org/index.php/menu-biblio/cathistoscagro/81-art81gefecologie.html  (02/2016).

    Bibliographie

    BAIRD CALLICOTT John.Pensées de la terre.2011.Wildproject
    DELEAGE Jean-Paul. Une histoire de l’écologie. Le Seuil .1994
    DIAS de  AVILA-PIRES Fernando. Ecologie médicale. Dictionnaire de la pensée médicale. Dominique LECOURT.PUF.2004
    DRION Marcel, FRISQUE Georges. Aspects holistiques de l’environnement. CERES. U.Lg. 2000
    DUVIGNEAUD Paul. La synthèse écologique.  Doin . Paris 1974
    FORBES V.E, FORBES T.L.Ecotoxicologie. Théorie et applications. INRA.1997.
    FRISQUE G. Accumulation par des bryophytes aquatiques de la Meuse de PCB’s et  du γ-HCH. Fac.Médecine.U.Lg.1981
    FRISQUE G.E .Training in Environmental Communication.  Ecocom,  CERES.U.Lg
    FRISQUE.G. Ecotoxicologie .Micropolluants organiques. CERES .U.Lg
    FRISQUE G. Pyrrhon, le premier en  zététique. Revue Education U.Lg.01-09-06
    GERARD Ph, OST Fr. et VAN DE KERCHOVE M. Images et usages de la nature en droit. Bruxelles.1993.
    GERVEREAU L. Le premier musée international sur l’écologie et le développement durable.www.agroparistech.fr/Musee-du-vivant.htmlLe Monde 3 mars 2009. 
    IMANISHI Kindji. Le Monde des Vivants.Wildproject.2011
    KEMPF Hervé. Parler avec les arbres. Le Monde 15-06-11.
    LACARRIERE Jacques. Vers une écologie spirituelle .Albin Michel.2002.
    LEBEAU André. Les horizons terrestres : réflexions sur la survie de l’humanité.Gallimard.2011